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domingo, 24 de enero de 2010

Georges Moustaki: Ma liberté

Ma Liberté
Georges Moustaki

Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'a aidé
A larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune

Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t'avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Tes moindres exigences
J'ai changé de pays
J'ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance

Ma liberté
Tu as su désarmer
Toutes mes habitudes
Ma liberté
Toi qui m'a fait aimer
Même la solitude
Toi qui m'as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m'as protégé
Quand j'allais me cacher
Pour soigner mes blessures

Ma liberté
Pourtant je t'ai quittée
Une nuit de décembre
J'ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t'ai trahi pour
Une prison d'amour
Et sa belle geôlière

viernes, 16 de octubre de 2009

Gaspard

Gaspard
Letra : Paul Verlaine
Música: Georges Moustaki

Je suis venu comme orphelin
Riche de mes seuls yeux tranquilles
Vers les hommes des grandes villes
Ils ne m'ont pas trouvé malin.

À vingt ans un souffle nouveau
Sous le nom d'amoureuse flamme
M'a fait trouver belles les femmes
Elles ne m'ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi
Et très brave, ne l'étant guère
J'ai voulu mourir à la guerre
La mort n'a plus voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Qu'est-ce que je fais dans ce monde ?
Oh ! vous tous ma peine est profonde
Priez pour le pauvre Gaspard
Gaspard



Nota: Este poema de Paul Verlaine estaba dedicado a Kaspar Hauser

lunes, 10 de agosto de 2009

Je ne sais pas où tu commences

Je ne sais pas où tu commences
Georges Moustaki

Tu portes ma chemise
Et je mets tes colliers.
Je fume tes gitanes,
Tu bois mon café noir.
Tu as mal à mes reins
Et j'ai froid à tes pieds.
Tu passes mes nuits blanches
Et j'ai tes insomnies.

Je ne sais pas où tu commences,
Tu ne sais pas où je finis.

Tu as des cicatrices
Là où je suis blessé.
Tu te perds dans ma barbe,
J'ai tes poignets d'enfant.
Tu viens boire à ma bouche
Et je mange à ta faim.
Tu as mes inquiétudes
Et j'ai tes rêveries.

Je ne sais pas où tu commences,
Tu ne sais pas où je finis.

Tes jambes m'emprisonnent,
Mon ventre te retient.
J'ai ta poitrine ronde,
Tu as mes yeux cernés.
Ton souffle me réchauffe
Et j'étouffe tes cris.
Je me tais quand tu m'aimes,
Tu dors quand je le dis.

sábado, 1 de agosto de 2009

Je suis un autre

Je suis un autre
Georges Moustaki

Je suis un débutant
aux tempes qui blanchissent
Un beatnick vieillissant patriarche novice
Jardinier libertin aux goûts d'aventurier
Voyageur immobile et rêveur éveillé

Je suis de ces lézards qui naissent fatigués
Un optimiste amer un pessimiste gai
Un homme d'aujourd'hui à la barbe d'apôtre
Je peux être tout ça pourtant je suis un autre

Je suis toi je suis moi je suis qui me ressemble
Et je ressemble à ceux qui font la route ensemble
Pour chercher quelque chose et pour changer la vie
Plutôt que de mourir d'un rêve inassouvi

Avec eux je m'en vais partout où le vent souffle
Partout où c'est la fête et partout où l'on souffre
Mais lorsque je m'endors au creux des herbes hautes
Je me retrouve seul et je me sens un autre

Je suis venu ce soir la guitare à mon cou
Partager mes chansons et rêver avec vous
Crier d'une voix sourde toutes mes révoltes
Et parler de mes peines d'un air désinvolte

J'ai laissé au vestiaire un reste de pudeur
Pour mieux me découvrir devant les projecteurs
Et chanter les amours qui sont un peu les vôtres
Qui sont les miennes même si je suis un autre

jueves, 23 de julio de 2009

Le facteur

Le facteur
Georges Moustaki

Le jeune facteur est mort
Il n'avait que 17 ans

L'amour ne peut plus voyager,
Il a perdu son messager
C'est lui qui venait chaque jour
Les bras chargés de tous mes mots d'amour
C'est lui qui portait dans ses mains
la fleur d'amour cueillie dans ton jardin
Il est parti, dans le ciel bleu
Comme un oiseau enfin libre et heureux
Et quand son âme l'a quitté
Un rossignol quelque part a chanté
Je t'aime autant que je t'aimais
mais je ne peu le dire desormais
Il a emporté avec lui
Les derniers mots que je t'avais écrit
Il n'ira plus sur les chemins
Fleuris de rose et de jasmin
Qui mènent jusqu'à ta maison
L'amour ne peu plus voyager
Il a perdu son messager
Et mon coeur est comme en prison
Il est parti l'adolescent
qui t'aportait mes joix et mes tourments
L'hiver a tué le printemps
Tout est fini pour nous deux maintenant

lunes, 20 de julio de 2009

L'homme au coeur blessé

L'homme au coeur blesséGeorges Moustaki

Jour après jour, les jours s'en vont,
Laissant la vie à l'abandon.

Dans le jardin de l'homme au cœur blessé,
L'herbe est brûlée, pas une fleur.
Sur l'arbre mort,
Plus rien ne peut pousser
Rien que les fruits de sa douleur.

Les quatre murs de sa maison
N'abritent que l'absence
Où sont partis les compagnons
Avec leurs rires et leurs chansons ?
Où sont partis les compagnons
Avec leurs rires et leurs chansons ?

Parfois, des larmes viennent abreuver
L'herbe brûlée du souvenir
Mais quel soleil pourra-t-il réchauffer
Les jours enfuis ou à venir ?

Les quatre murs de sa maison
N'abritent que l'absence
Où sont partis les compagnons
Avec leurs rires et leurs chansons ?
Où sont partis les compagnons
Avec leurs rires et leurs chansons ?

Jour après jour, les jours s'en vont,
Laissant la vie à l'abandon.

miércoles, 15 de julio de 2009

Grand-père

Grand-pèreGeorges Moustaki

C'est pour toi que je joue Grand-père
C'est pour toi
Tous les autres m'écoutent mais toi tu m'entends
On est du même bois on est du même sang
Et je porte ton nom et tu es un peu moi

Exilé de Corfou et de Constantinople
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas
Je suis de ton pays, métèque comme toi
Un enfant de l'enfant que te fit Pénélope

Tu étais déjà vieux quand je venais de naître
Arrivé juste à temps pour prendre le relais
Et je finirai bien un jour par ressembler
A la photo où tu as posé à l'ancêtre

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Que je glisse mes doigts le long de mes six cordes
Pour réveiller un air tranquille et monocorde
C'est tout ce que je sais faire de mes dix doigts

Maître en oisiveté expert en braconnage
Comme toi j'ai vécu à l'ombre des bateaux
Et pour faire un festin je volais les oiseaux
Que le vent de la mer me ramenait du large

Comme toi j'ai couru les filles et les rêves
Buvant à chaque source que je rencontrais
Mais sans être jamais vraiment désaltéré
Sans jamais être las de répandre ma sève

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Pour remettre au présent tout ce qui est passé
Depuis que je ne parle plus que le français
Et j'écris des chansons que tu ne comprends pas

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Tous les autres m'entourent mais toi tu m'attends
Même si tu es loin dans l'espace et le temps
Quand il faudra mourir on se retrouvera.

sábado, 11 de julio de 2009

Il y avait un jardin

Il y avait un jardin
Georges Moustaki

C'est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l'acier
Et le bitume entre le béton et l'asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l'amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.

Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom.

Il y avait un jardin qu'on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d'enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.

Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.


domingo, 10 de mayo de 2009

Le temps de vivre

Le Temps de Vivre
Georges Moustaki

Nous prendrons le temps de vivre,
D'être libres, mon amour.
Sans projets et sans habitudes,
Nous pourrons rêver notre vie.

Viens, je suis là, je n'attends que toi.
Tout est possible, tout est permis.

Viens, écoute, ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai.
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour.

Nous prendrons le temps de vivre,
D'être libres, mon amour.
Sans projets et sans habitudes,
Nous pourrons rêver notre vie

domingo, 3 de mayo de 2009

Ma solitude

Ma solitudeGeorges Moustaki

Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m'en suis fait presqu'une amie
Une douce habitude
Elle ne me quitte pas d'un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m'a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu'où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j'y prenne goût
Ou que je réagisse?

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Par elle, j'ai autant appris
Que j'ai versé de larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l'amour
D'une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude


miércoles, 25 de marzo de 2009

En Méditerranée

En Méditerranée
Georges Moustaki

Dans ce bassin où jouent
Des enfants aux yeux noirs,
Il y a trois continents
Et des siècles d'histoire,
Des prophètes des dieux,
Le Messie en personne.
Il y a un bel été
Qui ne craint pas l'automne,
En Méditerranée.

Il y a l'odeur du sang
Qui flotte sur ses rives
Et des pays meurtris
Comme autant de plaies vives,
Des îles barbelées,
Des murs qui emprisonnent.
Il y a un bel été
Qui ne craint pas l'automne,
En Méditerranée.

Il y a des oliviers
Qui meurent sous les bombes
Là où est apparue
La première colombe,
Des peuples oubliés
Que la guerre moissonne.
Il y a un bel été
Qui ne craint pas l'automne,
En Méditerranée.

Dans ce bassin, je jouais
Lorsque j'étais enfant.
J'avais les pieds dans l'eau.
Je respirais le vent.
Mes compagnons de jeux
Sont devenus des hommes,
Les frères de ceux-là
Que le monde abandonne,
En Méditerranée.

Le ciel est endeuillé,
Par-dessus l'Acropole
Et liberté ne se dit plus
En espagnol.
On peut toujours rêver,
D'Athènes et Barcelone.
Il reste un bel été
Qui ne craint pas l'automne,
En Méditerranée.

sábado, 14 de marzo de 2009

Il est trop tard

Il est trop tard
Georges Moustaki

Pendant que je dormais, pendant que je rêvais,
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard.
Mon enfance est si loin, il est déjà demain.
Passe, passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps.

Pendant que je t'aimais, pendant que je t'avais,
L'amour s'en est allé, il est trop tard.
Tu étais si jolie, je suis seul dans mon lit.
Passe, passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps.

Pendant que je chantais ma chère liberté,
D'autres l'ont enchaînée, il est trop tard.
Certains se sont battus, moi, je n'ai jamais su.
Passe, passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps.

Pourtant, je vis toujours, pourtant, je fais l'amour,
M'arrive même de chanter sur ma guitare,
Pour l'enfant que j'étais, pour l'enfant que j'ai fait.
Passe, passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps.

Pendant que je chantais,
Pendant que je t'aimais,
Pendant que je rêvais,
Il était encore temps.

jueves, 5 de marzo de 2009

Le Métèque

Le MétèqueGeorges Moustaki

Avec ma gueule de métèque
De juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.



Foto de Georges Moustaki de Jean Baptiste Millot

miércoles, 14 de enero de 2009

La mer m'a donné

La mer m’a donné
(Georges Moustaki)

La mer m'a donné
sa carte de visite
pour me dire: "Je t'invite
à voyager.
J'ai de grands chevaux
à la crinière blanche
et puis j'ai dans ma manche
tant de bateaux.
J'ai du vent qui enivre
ceux qui veulent me suivre
dans l'illusion facile
de la douceur des îles.
Terres inconnues
où les filles les moins sages
vivent sur les rivages
à moitié nues."
La mer m'a donné
une carte du monde
mystérieuse et ronde
comme un galet,
mais je t'ai trouvé
étendue sur le sable
fragile et désirable.
Je t'ai désirée.
Plus belle qu'un voyage
plus douce et plus sauvage
plus calme et plus cruelle
que la mer qui m'appelle.
Dans tes yeux ouverts
le ciel était bleu tendre
tu m'as laissé te prendre
comme on prend la mer,
comme on prend la mer.



La famosa escena del beso en la película "De aquí a la eternidad" (1953), interpretada por Burt Lancaster y Deborah Kerr, y dirigida por Fred Zinnemann.

martes, 6 de enero de 2009

La ligne droite

La Ligne DroiteGeorges Moustaki

Je ne t'attends pas au bout d'une ligne droite
Je sais qu'il faudra faire encore des détours
Et voir passer encore des jours et des jours
Mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte
Il pleut chez moi , chez toi le soleil est de plomb
Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons
Quand pourrons-nous rentrer ensemble à la maison
Nous avons le temps, mais pourquoi est-ce si long

Mes habits ont parfois des traces de poussière
Et le parfum fané des amours passagères
Qui m'ont rendu la solitude plus légère
A l'aube de mes nuits blanches et solitaires

Et toi mon bel amour, dis moi s'il y a des hommes
Qui t'ont rendu la vie un peu moins monotone
Qui t'aident à supporter l'hiver après l'automne
Et les silences obstinés du téléphone

Nous nous raconterons nos triomphes, nos fêtes
Mais comment s'avouer toutes nos défaites
L'angoisse qui nous tient, l'angoisse qui nous guette
Et s'accroche à chaque pensée, à chaque geste

Je sais que tu seras au bout de mes voyages
Je sais que tu viendras malgré tous les détours
Nous dormirons ensemble et nous ferons l'amour
Dans un monde réinventé...

Barbara

...à notre image
Je ne t'attends pas au bout d'une ligne droite:
tu sais, il faudra faire encore des détours
et voir passer des jours et des jours,
mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte.

Il pleut chez moi, chez toi le soleil est de plomb.
Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons?
Quand pourrons-nous rentrer ensemble à la maison?

Tes habits porteront des traces de poussière
et le parfum fané des amours passagères
qui t'ont rendu parfois l'absence plus légère.

Oh, moi, mon cher amour, bien sûr j'ai eu des hommes
qui m'ont rendu la vie un peu moins monotone,
et m'aident à supporter l'hiver après l'automne.

On ne s'attend pas au bout d'une ligne droite:
tu sais, il faudra faire encore des détours
et voir passer des jours et des jours,
mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte.

Nous nous raconterons nos triomphes et nos fêtes.
Mais comment s'avouer nos superbes défaites,
nos doutes répétés, nos angoisses secrètes?

Un jour, tu seras au bout de mes voyages,
un jour, tu viendras malgré tous les détours.
Nous dormirons ensemble et nous ferons l'amour
dans un monde réinventé à notre image.